Comment s’impliquer dans la mission avec son église ?
Plusieurs églises CAEF s’engagent dans la mission à travers des actions concrètes.
Nous avons interrogé Aline et Dominique qui nous parlent de ce qui se vit dans leurs assemblées.

Dominique fait partie de l’Église de la Bonne Nouvelle à Vendenheim (près de Strasbourg). Au niveau du Conseil d’Église, elle est la référente du « Groupe Mission au près et au loin ». Elle retransmet les informations et les décisions. L’objectif est de dynamiser, fédérer et entamer des réflexions sur la mission dans l’Église.

Aline est membre de l’Église Protestante Évangélique de Palaiseau. Elle anime avec le pasteur « la mission du mois », qui consiste à faire venir, chaque mois, un missionnaire (ou une œuvre) qu’ils soutiennent pour avoir de ses nouvelles et prier pour lui.
Qu’est-ce qui vous a personnellement conduit à vous intéresser à la mission ?
D : Quand j’étais jeune, je participais à des camps flambeaux (scouts) en été. Il y avait toujours des missionnaires en congé parmi les responsables. Lors de la veillée Mission, ils racontaient ce qu’ils vivaient et comment Dieu était intervenu. Et j’aimais particulièrement cette veillée. Je me disais que plus tard, je voulais être infirmière et partir en mission. Mais Dieu avait d’autres plans !
A : Je me suis intéressée à la mission grâce au cours de missiologie à l’IBG et à la lecture du livre « Envoyer, c’est partir un peu » (Michael Griffiths) durant laquelle j’ai réalisé que la mission concerne aussi ceux qui restent dans leurs églises – et pas uniquement ceux qui partent au loin. J’ai aussi des amis proches qui se sont engagés dans la mission transculturelle.
Comment l’engagement pour la mission se vit-il concrètement dans votre Église ?
D : Au niveau de notre Église, la mission a presque toujours fait partie de notre histoire simplement et facilement parce que nous avions des missionnaires issus de notre Église qui partaient (Tchad, Laos, Cambodge, Népal…). Mais le défi reste toujours le lien entre notre Église et la mission.
Avec ce « Groupe Mission au près et au loin », nous avons défini 7 objectifs avec des actions correspondantes :
1. Connaitre pour intercéder : réunion de prière
2. Communiquer : info Mission les dimanches avant les semaines en petits groupes
3. Faire le lien entre le groupe Mission et les autres groupes : école du dimanche
4. Inviter des personnes pour présenter leurs œuvres ou leurs projets
5. Servir ici ou partir là-bas : projets courts ou moyens termes
6. Animer un culte Mission
7. Informer : « Flash Mission » petit journal avec des infos missionnaires
A : « La mission du mois » permet de rencontrer et d’échanger avec des missionnaires que l’on soutient. Lorsqu’ils viennent un dimanche, ils partagent leur ministère, leurs joies et leurs défis, et nous laissent des sujets de prière qui sont rappelés chaque semaine. Parfois, c’est également l’occasion d’échanger avec le groupe de jeunes le samedi soir.
Quels bénéfices pour l’Église voyez-vous à cet engagement ?
D : Je pense qu’il en a beaucoup ! Sortir du contexte de notre Église et avoir une ouverture sur la diversité de la mission au près (Strasbourg, la France) et au loin (autres continents, Portes Ouvertes) ; réaliser notre situation privilégiée en France par rapport à d’autres parties du monde ; découvrir la possibilité d’une solidarité entre chrétiens ; être encouragé et reconnaissant de l’action de Dieu dans le monde entier !
A : La mission et les missionnaires sont mis en lumière et l’Église prend conscience que soutenir un missionnaire, c’est plus que le soutien financier. Ça nous décentre aussi de nous-mêmes et nous fait voir que l’Église, le corps de Christ, s’étend sur tous les continents.