Petite théologie biblique du célibat

(Retranscription écrite d’une intervention orale d’un équipier AJC lui-même célibataire –  Le style oral a été quelque peu conservé.)  

Sauriez-vous prodiguer 5 conseils bibliques à un couple ?
Que vous soyez mariés ou célibataires, votre réponse sera fort probablement positive.
Sauriez-vous prodiguer 5 conseils bibliques à un célibataire ?
Moins évident… Bien sûr, chacun pourra exprimer quelques recommandations utiles, mais l’ancrage biblique de ces recommandations serait peut-être moins spontané.
 

L’ancrage biblique relatif au mariage, par contre, est aisé. Genèse 1 et 2, ou le magnifique texte d’Ephésiens 5, lequel utilise l’image du mariage en parlant de Christ et son église, vous viendront certainement très rapidement à l’esprit. Ce que la Bible dit au sujet du célibat est  moins connu.
Bien sûr, il y a  Matthieu 19 où Jésus parle de se faire eunuque pour le Royaume  ou 1 Corinthiens 7, où Paul nous dit qu’il voudrait que tout le monde soit célibataire comme lui.  Quant à l’interprétation de ces textes, nous conviendrons tous que… c’est plus complexe !  

    Et si, faute d’un bon ancrage biblique du célibat, le mariage s’imposait comme « la voie par excellence », dans nos églises ?  

    Et si, une bonne théologie du célibat permettait à la fois d’éviter un grand nombre de souffrances mais aussi de profiter pleinement du don et de la bénédiction que Dieu fait à son église à travers de nombreux célibataires ? 

    Pour développer une vision biblique et théologique du célibat, il existe des ressources incontournables telles que « Le célibat réhabilité, signe du royaume qui vient” de Barry Danylak, chez Excelsis*.  Ce livre cherche à exposer une théologie biblique du célibat : il analyse comment ce thème est présenté au fur et à mesure du grand récit biblique et comment il évolue avec la révélation du plan de rédemption.
    En voici les grandes lignes.

    Adam et Eve – Se marier et avoir des enfants : le “1er commandement” 

    Le récit biblique commence naturellement dans le jardin d’Eden, Dieu crée l’homme et la femme et la première parole qu’Il leur adresse, c’est : 

    Gn 1.28 : “Reproduisez-vous, devenez nombreux, remplissez la terre et soumettez là.”  

    Le mandat de Dieu pour les hommes est très clair ! Il passe par le fait de faire des enfants !
    Puis dans Genèse 2, l’auteur zoome davantage sur l’homme et la femme afin de comprendre que le mariage est le moyen d’accomplir le mandat que Dieu a confié aux êtres humains.
    Même si ce n’est pas là l’unique objectif du mariage.  

    Les choses se gâtent en Gn 3 avec la chute, mais vient la promesse de Genèse 3.15 où une descendance viendra écraser la tête du serpent, du diable…

    L’alliance avec Abraham : la descendance, source de bénédiction divine !  

    Le récit biblique continue et la notion de la descendance va prendre une place clé dans la Genèse et dans tout le reste de la Bible. 

    Dieu vient trouver un homme, Abraham, et lui fait cette promesse, en 3 grands axes : 

    • Une terre, un pays où ils pourront habiter 
    • Un peuple, une descendance nombreuse 
    • Une descendance… qui sera une source de bénédiction pour toutes les nations de la terre !  

    Et Dieu répète cette promesse aux descendants d’Abraham. La descendance se retrouve au cœur de l’alliance : par le don de la descendance, la bénédiction de Dieu vient sur les patriarches et même sur le monde. Et comme le mariage est présenté comme le seul moyen approuvé par Dieu pour obtenir cette descendance, il semble alors indispensable de se marier pour perpétuer cette bénédiction divine. 

    Il faut préciser néanmoins que Dieu rappelle l’entière dépendance envers son œuvre divine,  pour perpétuer cette bénédiction, au travers notamment de plusieurs naissances chez des femmes stériles ou âgées… 

    L’alliance avec Moïse : la descendance comme signe de la bénédiction 

    Puis le récit biblique avance : la descendance, le peuple, grandit, passe par l’Egypte et, conduit par Moïse, est libéré de l’esclavage pour marcher vers le pays promis.  

    Dieu va faire alliance avec son peuple, au travers de Moïse au mont Sinaï et donner toutes sortes de lois pour régir le peuple en marche vers la terre promise.  Au contraire de l’alliance avec Abraham où Dieu s’engageait de manière inconditionnelle envers cette descendance, l’alliance mosaïque est conditionnelle.  Elle s’assortit de bénédictions promises en cas de respect de l’alliance et de malédictions en cas de désobéissance du peuple à ces lois.   

    Dt 7.12-14 : Si vous écoutez ces règles, si vous les respectez et les mettez en pratique, l’Eternel, ton Dieu, gardera envers toi l’alliance et la bonté qu’il a promises avec serment à tes ancêtres. Il t’aimera, il te bénira et te multipliera. Il bénira tes enfants, le produit de ton sol, […] Tu seras béni plus que tous les peuples. Il n’y aura chez toi ni homme ni femme stérile, ni bête stérile parmi les troupeaux…

    La bénédiction liée au respect de la loi touche directement cette descendance Mais, cette descendance se trouve aussi au cœur des malédictions liées au non-respect de la loi :  

    Dt 28.15 et ss : En revanche, si tu n’obéis pas à l’Eternel, ton Dieu, en respectant et mettant en pratique tous ses commandements et toutes ses prescriptions, que je te donne aujourd’hui, voici toutes les malédictions qui t’atteindront et seront ton lot […] (62) Après avoir été aussi nombreux que les étoiles du ciel, vous ne resterez qu’en petit nombre, parce que tu n’auras pas obéi à l’Eternel, ton Dieu.    

    Dans cette alliance, avoir une postérité en vie était un signe important de l’approbation divine. Il était de la plus haute importance de se marier, d’avoir des enfants, car c’était le moyen de recevoir individuellement la bénédiction de Dieu.  Et même, se marier et avoir des enfants était un signe d’obéissance à l’alliance de Dieu avec son peuple…  Alors que ne pas se marier ou ne pas avoir d’enfant ressemblait plus à un signe de malédiction divine, provoquée par la désobéissance.  

    L’alliance avec David : la descendance se restreint 

    Le grand récit biblique avance et Dieu vient renouveler son alliance auprès du roi David en 2 Sam 7. L’alliance ressemble beaucoup à l’alliance avec Abraham (alliance inconditionnelle) mais on observe une forme de rétrécissement de la portée des promesses.  On ne parle plus d’une « grande nation », mais on parle de la « maison de David ». On ne parle plus d’une descendance semblable aux étoiles, mais Dieu dit à David : je ferai surgir TON descendant. Les promesses de Dieu semblent de plus en plus ciblées vers une descendance particulière. Et les indices commencent à se multiplier pour révéler l’identité de celui qui sera cette descendance promise… 

    Les prophètes : l’échec d’une descendance… mais l’espérance 

    On continue de suivre cette descendance via le peuple d’Israël pour en arriver aux prophètes et au constat dramatique de l’échec de cette descendance à être cette source de bénédictions pour toutes les nations de la terre.  A travers les prophètes, Dieu vient annoncer le jugement, les malédictions énoncées dans la loi donnée à Moïse.  Dieu donnera même l’ordre au prophète Jérémie de rester célibataire comme un signe prophétique pour le peuple afin de leur annoncer qu’eux aussi seront privés de cette postérité. Aussi, à l’ère des prophètes, une tension est en train de naître entre les promesses faites à Moïse annonçant ce jugement et d’un autre côté les promesses inconditionnelles faites à Abraham et à David.  

    Comment déverser le juste jugement de Dieu à travers les malédictions énoncées à Moïse tout en préservant cette descendance, source de bénédiction pour toutes les nations de la terre et promise aussi de manière inconditionnelle ?  Et c’est là que l’espérance renaît et devient de plus en plus claire, on va le voir dans Esaïe particulièrement. Et nous en arrivons au sujet du célibat.

    Dans le début d’Esaïe, cette descendance nous est présentée comme une semence, un rameau d’une souche d’arbre qui viendra sous la forme d’un enfant, et finalement un serviteur. Et il nous est dit de ce Serviteur, dans Esaïe 53.10, que L’Eternel a voulu le briser par la souffrance. Si tu fais de sa vie un sacrifice de culpabilité, il verra une descendance et vivra longtemps, et la volonté de l’Eternel sera accomplie par son intermédiaire. 

    Voilà un virage déterminant ! On commence à parler d’une descendance radicalement différente. On ne parle plus d’une descendance physique car on voit le Serviteur mourir sans enfant dans Es 53.9.  

    On commence à comprendre que cette descendance devient spirituelle : elle est composée de ceux qui font de la vie du Serviteur, un sacrifice de culpabilité. Et comprendre que cette descendance devient spirituelle vient renverser tout ce qui était entendable dès le chapitre suivant !

    Es 54.1 : Réjouis-toi, stérile, toi qui n’as pas eu d’enfant ! Eclate de joie et pousse des cris de triomphe, toi qui n’as pas connu les douleurs de l’accouchement ! En effet, les enfants de la femme délaissée seront plus nombreux que ceux de la femme mariée, dit l’Eternel. […] 5 En effet, ton époux, c’est celui qui t’a faite, et son nom est l’Eternel, le maître de l’univers ; celui qui te rachète, c’est le Saint d’Israël, et on l’appelle Dieu de toute la terre. 

    La femme stérile, symbole même de la malédiction divine dans l’ancienne alliance éclate de joie, non pas parce qu’elle va enfin pouvoir avoir des enfants physiques, mais parce qu’elle vient d’être intégrée à cette descendance spirituelle, conséquence naturelle de la mort du Serviteur d’Esaïe 53. Cette descendance ne dépend plus d’un lien physique ou ethnique, mais elle devient une descendance qui va toucher toutes les nations de la terre. Une descendance spirituelle dans laquelle la femme stérile est bénie ! Même les eunuques sont intégrés à cette descendance au chapitre 56, eux qui n’avaient même pas le droit d’entrée dans le temple !  La femme stérile, l’eunuque (les célibataires de l’époque !) se voient désormais intégrés de manière puissante dans la promesse éternelle de Dieu au point même que la descendance spirituelle de la femme stérile la rendra encore plus heureuse que la descendance physique de la femme mariée. 

    Désormais, par la mort du Serviteur d’Esaïe 53, la bénédiction fondamentale de Dieu ne consiste plus dans le fait d’engendrer des enfants.  

    Es 61.9 : Leur descendance sera connue parmi les nations et leur progéniture parmi les peuples. Tous ceux qui les verront reconnaîtront qu’ils sont une lignée bénie de l’Eternel. Elle réside dans le fait d’être cette descendance spirituelle permise par l’œuvre du Serviteur.

    Le Nouveau Testament : la confirmation de cette descendance spirituelle   

    Et nous basculons dans le nouveau testament, à l’apogée du récit biblique où ce Serviteur nous est présenté comme étant Jésus Christ, le fils de Dieu, venu sur terre pour être l’accomplissement de cette descendance promise, source de bénédiction pour toutes les nations de la terre.  

    Ga 3.16 : Or, les promesses ont été faites à Abraham et à sa descendance.
    Il n’est pas dit « et aux descendances », comme s’il s’agissait de plusieurs, mais c’est d’une seule qu’il s’agit : à ta descendance, c’est-à-dire à Christ.
     

    Jésus est présenté comme l’unique héritier des promesses ! Et toutes les promesses faites à Abraham prennent alors une dimension spirituelle. 

    • Christ devient l’instrument de Dieu pour bénir pleinement toutes les nations de la terre 
    • Christ est présenté comme le bénéficiaire attitré des promesses divines,  

    Et de lui découle le pays promis, il ne s’agit plus du pays de Canaan mais d’un pays éternel inauguré dès à présent par la proclamation de l’évangile et l’établissement de l’église, dans l’attente des nouveaux cieux et d’une nouvelle terre. Et nous chrétiens, nous devenons alors les héritiers de la promesse :  Ga 3.29 : Si vous appartenez à Christ, vous êtes donc la descendance d’Abraham et vous êtes héritiers conformément à la promesse. 

    Et nous avons un nouveau mandat qui va surpasser celui de Genèse 1 et 2 de se multiplier et de remplir la terre, assez peu repris d’ailleurs dans le Nouveau Testament. Ce nouveau mandat, c’est celui de Matthieu 28 : Allez donc, faites de toutes les nations des disciples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit et enseignez-leur à mettre en pratique tout ce que je vous ai prescrit. 

    Le nouveau mandat parle bien d’engendrer une descendance, non pas physique mais… spirituelle !  Ce mandat contribue à la descendance du Père Céleste, adoptée en Christ, par l’Esprit pour construire l’église. 

    Pourquoi ce long parcours pour parler du célibat ? 

    Dans le récit biblique, là où se marier et avoir des enfants étaient nécessaires à l’édification de la nation physique d’Israël, aujourd’hui le peuple spirituel de Dieu se construit sur l’œuvre de salut de Dieu qui vient sauver et ajouter à sa descendance des hommes et des femmes. 

    Là où le mariage et la procréation étaient nécessaires pour maintenir son héritage physique dans l’ancienne alliance, ils ne sont plus nécessaires pour conserver l’héritage spirituel au sein du royaume éternel de Dieu.  Nous sommes bénis parce que nous sommes intégrés à la descendance de Dieu par l’œuvre de Christ. La bénédiction de Christ devient pleinement suffisante ! 

    Il faut rappeler que, dans la nouvelle alliance, on ne retrouve pas de mention de la bénédiction divine venant du mariage, des enfants et d’une certaine prospérité financière, contrairement à l’ancienne alliance.  La plénitude de la bénédiction de Dieu nous est fortement présentée comme venant de Christ et de sa mort à la croix qui nous a pleinement réconciliés avec Dieu pour nous rendre cohéritiers de son royaume !  

    Et assuré de cela, un homme comme Paul, célibataire, privé de femmes, privé d’enfants, de maison, de terre, de prospérité financière pouvait affirmer avoir reçu “la pleine bénédiction de Christ” (Rm 15.29). Il décrira d’ailleurs largement dans la lettre aux Ephésiens, au chapitre 1, ces bénédictions spirituelles.  

    Il dira aux Ephésiens  Ep 1.3 : Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ. Et il est possible de lire dans les versets suivants l’étendue de toutes ces bénédictions spirituelles pleinement suffisantes.
    Nous sommes pleinement comblés en Christ !  

    Mais alors, et le mariage ?  

    Attention, en exposant cela, il ne s’agit pas de minimiser la joie et la satisfaction que procurent le mariage et les enfants, ni même le témoignage profond qu’un mariage peut apporter au monde perdu.  Il s’agit juste de montrer, bibliquement, que le mariage lui-même n’est pas indispensable à notre vie sous la nouvelle alliance comme il était dans l’ancienne.  

    Et nous pourrions nous demander si notre vision du mariage et du célibat, ne serait pas comme « bloquée » dans l’ancienne alliance, délaissant ainsi l’accomplissement de ces promesses en Christ…  Il est bon de distinguer les bénédictions spirituelles qui sont pleinement suffisantes, des bénédictions matérielles que Dieu accorde dans sa grâce et avec générosité !  La santé, le mariage, la famille, les enfants, les richesses, la carrière sont aussi des bénédictions divines. Tout don excellent nous vient de Dieu seul (Jc 1.17).  Mais, si nous devions perdre ou ne jamais avoir ces choses-là, nous ne serions pas moins entièrement bénis en Christ. 

    On expose cela, sans soucis, au sujet de l’argent, du travail, voire de la santé. On s’oppose, à juste titre, à l’Evangile de la prospérité, qui applique de manière complètement tordue ces promesses de l’Ancien Testament…  Mais qu’en est-il du mariage ?  

    A la lumière de tout ce parcours, nous pouvons prêcher avec force et conviction que si nous ne devions jamais trouver d’épouse ou d’époux, nous n’en serions pas moins bénis de Dieu en Christ.   

    Conclusion 

    Le mariage, tout comme le célibat, sont des proclamations, des témoignages puissants de l’Evangile pour nos églises, et pour le monde.  

    • Par le mariage, nous sommes l’image de l’alliance de Christ avec son église, et le monde a besoin de ce témoignage. 
    • Par le célibat, nous proclamons l’Evangile de manière toute aussi puissante ! Nous affirmons, nous démontrons la toute-suffisance de Christ dans nos vies.  Le célibataire peut être une proclamation dans l’église et dans le monde, par sa vie, que Christ seul lui suffit.  

    Dans la splendeur de son plan glorieux éternel, Dieu utilise mariés, comme célibataires pour proclamer l’Evangile au monde, par leur vie. Et il nous confie ce même mandat, à l’image de la femme stérile d’Esaïe : produire une descendance nombreuse à la gloire de notre Dieu !  
    A la lumière de ce qui vient d’être exposé, nous pouvons donc affirmer qu’en tant que célibataires, il est possible d’aspirer à cette bénédiction excellente, mais non indispensable du mariage.
    Et quoi qu’il en soit, mariés ou célibataires ont ce même appel :  

    • vivre une vie qui s’approprie au présent, pleinement, les bénédictions spirituelles de Dieu,
    • vivre une vie qui célèbre la plénitude et la suffisance de Christ,
    • vivre une vie qui saisit le mandat de produire une descendance spirituelle  : “Faites de toutes les nations des disciples pour la gloire de Dieu.”

    Ainsi, une bonne compréhension de la théologie biblique du mariage et du célibat nous invite à communiquer, dans nos églises, ce message d’espoir  : celui d’être pleinement comblé en Christ, là où nous pouvions maladroitement laisser penser à des célibataires, qu’il leur manque quelque chose… 

    Timothée Dobozy
    Coordinateur AJC

    *Le livre dont s’est largement inspiré cet article peut se révéler ardu à la lecture. L’article s’est efforcé d’en vulgariser ici les grandes lignes. A lire également, plus accessible à tous : « 7 mensonges sur le célibat » de Sam Allberry. BLF Editions. 

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